Vous n'avez pas bien dormi ? Voici comment passer une bonne journée, par Reginald Deschepper.
Tout le monde connaît cette sensation après une mauvaise nuit : on se tourne et se retourne dans son lit, on jette un coup d'œil à l'horloge et on pense : « Demain, je serai incapable de dormir. »
Le problème, c'est que cette simple pensée peut perturber votre sommeil la nuit suivante et vous faire perdre en performance pendant la journée.
Alors, ne vous culpabilisez pas trop après une mauvaise nuit, quelle qu'en soit la raison. Une nuit courte n'est pas une catastrophe. L'important, c'est votre façon de voir les choses.
Cela ne signifie pas que vous devez négliger votre routine de sommeil, mais plutôt que vous pouvez apprendre à être indulgent envers vous-même. Le sommeil n'est pas un examen, et chaque nuit est une nouvelle chance.
1. Le pouvoir de l'attente
Dans le cadre d'une expérience fascinante menée à l'Université du Colorado, les participants ont été connectés à un EEG censé mesurer la qualité de leur sommeil.
Le lendemain matin, on leur a dit au hasard s'ils avaient bien dormi ou mal dormi .
Résultat : ceux à qui l’on avait dit qu’ils avaient mal dormi ont en réalité obtenu de moins bons résultats aux tests cognitifs, même si leur sommeil avait été normal.*
2. Vous avez mal dormi ? La récupération est possible.
Mal dormir de temps en temps n'est pas grave. L'important, c'est comment on gère la journée suivante.
Le cerveau est remarquablement résilient — et avec quelques stratégies de récupération intelligentes, vous pouvez limiter les effets d'une mauvaise nuit.
1. Pensez : « Je vais bien. »
L'autosuggestion est puissante. Dites-vous : « Je n'ai pas beaucoup dormi, mais je vais m'en sortir. »
Cela réduit les hormones du stress et empêche la fatigue de s'amplifier.
2. Faites une sieste (ou deux)
Une sieste de 10 à 20 minutes vers midi peut restaurer la vigilance, l'humeur et la mémoire.
Conseil : Faites-le tôt (avant 15h) et idéalement juste après le déjeuner.
3. NSDR : Repos profond sans sommeil
Le terme NSDR (Non-Sleep Deep Rest) a été popularisé par le neuroscientifique Andrew Huberman (Stanford).
Il s'agit de courtes périodes de repos pendant lesquelles on se détend profondément sans pour autant dormir — un peu comme le yoga nidra ou les exercices de respiration guidée.
La NSDR active les mêmes circuits de récupération que le sommeil profond : réduction des hormones du stress, augmentation de la dopamine et amélioration de la concentration.
Essayez de rechercher en ligne « protocole NSDR » ou « Yoga Nidra 10 min », ou utilisez ce lien :
👉 https://www.hubermanlab.com/nsdr
4. Profitez de la lumière du matin
La lumière du matin aide à réinitialiser votre rythme circadien après une nuit agitée.
Passez 10 minutes à l'extérieur ou près d'une fenêtre bien éclairée — cela aide votre cerveau à reconnaître que la journée a commencé.
5. Bougez légèrement et régulièrement
Une courte promenade ou une activité physique douce augmentent le flux sanguin vers le cerveau et compensent la léthargie mentale.
Évitez les séances d'entraînement HIIT intenses après une nuit blanche ; privilégiez plutôt des mouvements réguliers et détendus.
6. Mangez léger et équilibré
Évitez les aliments sucrés rapidement et les repas copieux — ils peuvent aggraver la fatigue.
Privilégiez plutôt les en-cas riches en protéines, les fruits et buvez beaucoup d'eau.
7. Récupérez la nuit suivante grâce à un rituel du soir
Les mauvaises nuits arrivent — faites de la soirée suivante un moment sacré :
-
Baissez les lumières après 21h
-
Évitez la caféine après 14h
-
Prenez un court instant pour réfléchir ou méditer.
-
Adoptez un horaire de sommeil régulier.
3. Conclusion
Une mauvaise nuit ne doit pas forcément gâcher votre journée — surtout si vous pensez le contraire.
En étant bienveillant envers vous-même, en vous concentrant sur votre rétablissement et en faisant confiance à la résilience de votre corps, vous pouvez minimiser l'impact.
« La perception d’un mauvais sommeil a entraîné une baisse objective des performances. »
(Draganich & Erdal, Journal of Experimental Psychology: Learning, Memory, and Cognition , 2014, DOI: 10.1037/a0035546 )